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I-prev : une application iPhone qui vous veut du bien


Je tiens à dire que ce billet n’est pas sponsorisé 😀 Je n’écris pas sous l’influence d’annonceurs, donc j’essaierai d’être le plus objectif possible.

Hier après-midi, j’ai reçu une invitation par e-mail me proposant de tester une nouvelle application pour iPhone : I-prev. Sous ce nom peu évocateur, se cache un outil destiné aux Travailleurs Non Salariés (TNS). Voici la description accompagnée à ce courrier :

Avec 2,3 millions de travailleurs indépendants ou non-salariés en France, APRIL Assurances souhaite attirer l’attention de ces individus sur l’enjeu d’une protection sociale complète et lance « i-prev’», une application Iphone gratuite destinée aux TNS, en vue de les sensibiliser à la nécessité de protéger leurs revenus en cas d’arrêt de travail.
Plusieurs services sont proposés par l’application :

  • « Combien je vais toucher ? » pour réaliser un diagnostic social de 1er niveau,
  • « Ma boîte à outils » pour calculer les montants à défiscaliser ou encore pour découvrir les régimes obligatoires…
  • « Nous contacter » pour appeler ou être appelé par un conseiller APRIL Assurances,
  • « À propos de nous » pour obtenir des informations au sujet d’APRIL Assurances ou des solutions pour les professionnels,
  • « En parler à un ami » pour recommander l’utilisation de cette application à son entourage.

Vous l’avez deviné, cette application est essentiellement une publicité pour l’assureur April.
J’ai pu effectuer quelques essais. Après tout, je suis un auto-entrepreneur inscrit en tant que profession libérale, donc TNS.

La première chose que j’ai essayé, c’est le fameux diagnostic. Il permet de voir quel va être le montant d’indemnisation mensuel sans assurance complémentaire, en cas d’arrêt maladie ou d’accident du travail. Le calcul est bien entendu basé sur le chiffre d’affaire annuel (32.000 € par an pour les activités non commerciales). Première remarque : les professions proposées sont limitées. Vous ne trouverez pas les consultants.

capture d'écran 02 application i-prev

Ensuite, il suffit de rentrer le montant annuel :



Et BAM ! Le résultat est accompagné d’un son alarmant :




Evidemment, si vous sélectionnez « Cela ne me convient pas », la page suivante vous proposera d’appeler la société, d’être rappeler ou de faire une simulation pour un devis :



En fouillant un peu, vous trouverez la possibilité de connaître les régimes obligatoires en fonction des activités (artisans, professions médicales, professions libérales et autres professions) mais aussi le montant de la défiscalisation au titre de la loi Madelin. Pourquoi pas… Mais c’est inutile pour les auto-entrepreneurs. L’outil nous est clairement pas destiné.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été super emballé par cette version appli. Je m’attendais à un véritable outil, mais dès l’ouverture du soft, on voit clairement qu’il s’agit d’un support de publicité. C’est dommage car l’interface est plutôt ergonomique et agréable à utiliser. Mais je reste sur ma faim. Peut-être qu’il aurait fallu aller un peu plus loin dans la conception, en évoquant le statut particulier des auto-entrepreneurs, par exemple.

Tant pis, je garde ce soft dans un coin et j’attendrais les prochaines versions. Peut être qu’il y aura des nouveautés à l’avenir !

Ouverture d’un compte bancaire professionnel

Hier, en fin d’après-midi, j’avais rendez-vous avec la conseillère des comptes professionnels de la Banque Postale de ma ville. L’objectif de cette rencontre était double :

  1. ouvrir un CCP « Entreprise, Professionnel »
  2. obtenir des renseignements sur les assurances destinées aux auto-entrepreneurs

Concernant ce premier point, aucun souci, l’ouverture d’un compte pro est plutôt simple, il suffit de fournir les éléments suivants :

  • une pièce d’identité
  • la déclaration de début d’activité
  • le courrier de l’INSEE précisant le numéro de SIRET/SIREN
  • une facture récente (EDF/GDF, Abonnements, etc.), qui justifiera de votre réel domiciliation

La conseillère rempli le formulaire et il ne reste plus qu’à signer les papiers. Emballé c’est pesé. La simple tenu du compte coûte 4 € par trimestre pour les entrepreneurs individuels, ce qui n’a rien d’excessif. La gestion par internet est à… 5 € par mois !!! Aouch… J’ai dû reculé sur ce point-là. Hors de question de payer 60 € par an pour simplement observer les mouvements de mon CCP. Je pense qu’en étant un minimum rigoureux au niveau de sa tenue de compte, il est tout à fait possible de s’éviter cette dépense. Rien n’empêche occasionnellement de consulter son solde auprès d’un distributeur de la Poste, grâce à la carte de retrait qui est, elle, gratuite. Geste promotionnel en ce moment, les frais de gestion du CCP pro sont offerts jusqu’en juin, soit un peu moins de 8 € d’économies. Dérisoire, mais c’est quand même bon à prendre 🙂

Par contre, grosse déception pour l’assurance responsabilité civile professionnelle proposée par la Banque Postale. Impossible de m’inscrire sur leur site, mon code APE ne fait pas parti des activités couvertes à savoir :

  • les activités relevant des domaines du bâtiment, de la construction, des travaux publics ;
  • les activités médicales et paramédicales ;
  • les activités de vente, d’entretien et de réparation de véhicules terrestres à moteur ;
  • les activités sportives à haut risque ;
  • la pratique de tout sport à titre professionnel ;
  • la participation à des compétitions et à leurs essais nécessitant l’utilisation d’un véhicule
    à moteur (terrestre, maritime ou aérien) ;
  • les activités juridiques ;
  • les activités de banque et d’assurance ;
  • le commerce d’antiquités et d’œuvres d’art ;
  • le recours à la sous-traitance, totale ou partielle ;

Juste pour information, voici mon code APE :

6202A Conseil en systèmes et logiciels informatiques

Personnellement, je ne vois pas trop le rapport entre mon activité et celles qui sont exclues : je ne suis ni avocat, ni médecin et encore moins un grand sportif… La conseillère, embêtée, n’a pas pu me trouver de réponse à cette « bizarrerie », même parmi ses contacts. Dommage… Je crois bien que ma recherche de l’assurance « parfaite » est loin d’être achevée !

La banque postale : son offre d’assurance.

La Banque Postale

Ce n’est pourtant pas leur cœur de métier, mais La Banque Postale avait promis d’accompagner les auto-entrepreneurs dans leurs démarches. Elle avait déjà fait un grand pas en ce début d’année, en proposant une offre bancaire adaptée. Elle remet le couvert depuis novembre, cette fois avec une Assurance Responsabilité Civile Professionnelle dédiée aux auto-entrepreneurs !

Concrètement, qu’est-ce qui nous est proposé ? Principalement une assurance Responsabilité Civile Pro :

  • exploitation ;
  • après livraison de produits ;
  • études, conseils et professions libérales ;
  • objets confiés ;
  • atteinte à l’environnement ;
  • défense civile – responsabilité civile ;

En complément, il est aussi possible de souscrire à des garanties complémentaires :

  • protection juridique pro ;
  • dommages subis par ses locaux et son matériel pro ;
  • dommages subits par son matériel informatique (notez à priori qu’ils indemnisent à hauteur de 5000 € en cas de dommage) ;
  • dommages subis par son stock ;
  • prévoyance ;
  • maladie ;

Comme vous pouvez l’observer, la liste est plutôt longue et le choix des options est large. Cependant, toutes les professions ne sont  pas concernées. A savoir :

  • les activités relevant des domaines du bâtiment, de la construction, des travaux publics ;

    architecte, carreleur, charpentier, chauffagiste, climaticien, couvreur, électricien, façadier, géomètre expert, menuisier, métreur, plaquiste, plâtrier, plombier, tailleur de pierre, terrassier, zingueur

  • les activités médicales et paramédicales ;

    médecin, chirurgien, chirurgien-dentiste, pharmacien, sage-femme, vétérinaire, infirmier, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste, orthoptiste, ostéopathe, chiropracteur, manipulateur d’électroradiologie médicale, audioprothésiste, opticien-lunetier, prothésiste, orthésiste, diététicien, préparateur en pharmacie, technicien en analyses biomédicales

  • les activités de vente, d’entretien et de réparation de véhicules terrestres à moteur ;

    garagiste, carrossier, mécanicien, dépanneur-remorqueur, contrôleur technique, installateur de GPL, concessionnaire, agent de marque automobile, mandataire

  • les activités sportives à haut risque ;

    alpinisme, arts martiaux, bobsleigh, boxe, char à voile, canoë-kayak, canyoning, cyclo-cross, deltaplane, escalade, football américain, guide de haute montagne, haltérophilie, hockey sur glace, karting, luge, motocyclisme, motonautisme, parachutisme, parapente, pilote automobile, saut à élastique, skeleton, ski extrême, ski nautique, spéléologie, spéléologie avec plongée, sports de combat, tir à l’arc ou à l’arbalète, tir à la carabine ou au pistolet, vol à voile

  • la pratique de tout sport à titre professionnel ;

    ainsi que la participation comme organisateur ou concurrent à des épreuves ou manifestations nécessitant l’autorisation des pouvoirs publics, à un pari, un défi, ou une tentative de record

  • la participation à des compétitions et à leurs essais nécessitant l’utilisation d’un véhicule
    à moteur (terrestre, maritime ou aérien) ;
  • les activités juridiques ;

    administrateur, et/ou mandataire judiciaire, avocat, avoué, clerc, commissaire aux comptes, commissaire-priseur, huissier, notaire, expert comptable

  • les activités de banque et d’assurance ;
  • le commerce d’antiquités et d’œuvres d’art ;

    antiquaire, brocanteur, galerie d’art

  • le recours à la sous-traitance, totale ou partielle ;

Pour mon cas, à priori, rien n’est contre-indiqué dans cette liste. Je vérifierai ça dans la semaine auprès d’un conseiller ou par e-mail.

Mais alors ? Que devient leur activité purement bancaire (pour rappel, il n’est pas possible d’obtenir un crédit à la consommation) ?  Ils diversifient leurs affaires et font des assurances? Non ! La Banque Postale reste La Banque Postale. En réalité, les contrats d’assurance sont passés auprès de Groupama Assurances. La Banque Postale reste un intermédiaire et l’interface entre l’assureur et l’assuré.

Cette démarche est une bonne initiative pour les auto-entrepreneurs ; d’autres sociétés vont probablement suivre cette idée déjà initiée par d’autres (Aviva). N’oubliez pas de comparer vos devis !

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Sources :

AccueilLa Banque Postale Assurance des Auto-Entrepreneurs ;

Dispositions Générales – La Banque Postale Assurance des Auto-Entrepreneurs ;

L’assurance de bien débuter

Ils assurent !

Je poursuis sur le thème des assurances en vous donnant quelques pistes de recherche, en espérant que cela pourra aider.

Avec la création de l’auto-entreprise (qui va bientôt fêter sa première année d’existence), de nombreuses sociétés ont développé des offres et  services autour de ce nouveau régime. Bien entendu, les assurances se sont mises à la page et proposent leurs offres adaptées. Voici quelques liens :

  • Aviva : vous trouverez des formules assez alléchantes et « packagées » (j’entends par là, avec tout un tas de protection) pour une liste d’activité assez importante.
  • LCL : a priori, pas d’offres « spécial auto-entrepreneur ». Le site reprend ce que l’on voit un peu de partout : des informations générales sur le régime. Par contre, sur la droite, vous trouverez un lien qui vous redirige vers la partie « LCL pour les professionnels« , vous invitant à les contacter pour obtenir un devis personnalisé.
  • Assurland Pro : le célèbre comparateur d’assurance vous propose de remplir un formulaire avec les informations habituelles et un encart pour présenter votre projet. Ce site à l’avantage d’envoyer votre demande auprès de nombreux assureurs partenaires.

De nouvelles offres devaient être proposées à la rentrée 2009 par Axa et la Macif. Pour le moment, je n’ai pas plus d’information.

Malheureusement, si votre activité sort un peu de « l’ordinaire », il vous faudra contacter directement des courtiers en assurance qui sauront vous orienter vers des offres adaptées et personnalisées. Cette démarche est plus longue car elle nécessite une étude plus poussée sur votre cas.

Pour le moment, je n’ai pu obtenir qu’un seul devis. Pas de quoi faire une comparaison. Mais je ne désespère pas, une prochaine offre ne devrait pas tarder à arriver dans ma boite e-mail 🙂

ps : ce billet n’est pas sponsorisé. Si vous avez des informations complémentaires à me soumettre, n’hésitez pas à me contacter !

Une pensée pour la Police… d’assurance !

Derrière ce titre qui se veut humoristique, se cache une vraie question : quid de l’auto-entrepreneur et des assurances ?

  • D’abord, à quoi sert une assurance et plus particulièrement une assurance à responsabilité civile professionnelle (RC Pro) ? Simplement à se couvrir en cas de litige avec un client.  Que ce soit pour une vente ou une prestation.
  • Est-ce obligatoire ? Oui et non… Certains secteurs d’activité imposent la contraction d’une assurance pro, comme la plomberie ou l’électricité (pas difficile d’imaginer des dégâts des eaux ou une mauvaise installation électrique qui prend feu). Pour d’autres, ce n’est pas le cas. Cependant, en cas de « pépin », si l’impasse a été faite, le remboursement du préjudice se fait par ses propres moyens (financiers).
  • Les auto-entrepreneurs sont-ils déchargés de ce type de formalité ? Tout le monde sait bien qu’il est facile de devenir auto-entrepreneur, non ?  Et bien j’y viens. Oui, il est simple de devenir auto-entrepreneur (< 48h). Et non, prendre une assurance n’est pas une (simple) formalité. C’est une quasi-nécessité.

L’auto-entreprise est une entreprise comme une autre mais à la différence qu’elle nécessite moins de paperasse administrative et surtout des cotisations sociales et fiscales simplifiées (pas forcément allégées). L’étape assurance est nécessaire pour couvrir ses arrières mais aussi… pour être crédible fasse à un client ! D’autant plus si ce client est un professionnel lui aussi.

C’est d’ailleurs la critique qui est généralement faite aux auto-entrepreneurs : amateurs manquant sérieusement de professionnalisme. Et oui, l’assurance est sans-doute l’un des meilleurs moyens pour avoir une crédibilité auprès de ces premiers clients. Avant de pouvoir signer ce précieux sésame, en général, votre conseiller(e) vous demandera quelques informations lors de votre visite :

  • situation
  • description de l’activité
  • prévision de chiffre d’affaire
  • C.V. à jour
  • exemple de devis/facture

Cette démarche permet de présenter le sérieux de votre projet et permet de faire le tour de votre activité (au passage, c’est un bon exercice). Si l’assureur a le moindre doute, il vous fera probablement payer le prix fort pour vous dissuader de contracter une RC Pro dans sa « boutique ». Dans le cas contraire, soyez sûr que vous serez probablement très bien accueilli… il vous proposera certainement d’autres produits (protection juridique, etc.).

Dernier petit conseil : ne pas hésiter à demander plusieurs devis auprès des courtiers/compagnie d’assurance. Les prix et les prestations varient du simple au triple. Faites jouer la concurrence. Pour ma part, j’attends encore des devis (et mon premier client) avant de me décider…